Le curcuma (Curcuma longa) est une plante herbacée rhizomateuse vivace du genre Curcuma de la famille des Zingibéracées originaire d’Inde et de Malaisie1. De ses rhizomes réduits en poudre est extraite l’épice homonyme.

Le curcuma est un puissant antioxydant

Comme nous le disions plus haut, les bienfaits antioxydants de la curcumine sont très puissants, bien plus puissantes qu’avec la plupart des autres épices, fruits et légumes. Le curcuma longa est l’un des aliments à l’effet antioxydant le plus prononcé.

Mais qu’est-ce que cela signifie ? L’oxydation est une réaction chimique entrainant la création de radicaux. Ces derniers sont responsables de l’apparition de différents troubles et de différentes maladies. En protégeant le corps de l’oxydation, les anti-oxydants assurent un bien-être général et une santé de fer.

Le curcuma est un puissant anti-inflammatoire

Arthrose, tendinite, blessures, brulures d’estomac… Ces désagréments sont le fruit d’inflammations. Le curcuma est, en plus d’être un antioxydant de premier choix, un anti-inflammatoire tout aussi puissant.

Là encore, c’est de sa riche teneur en curcumine que le curcuma longa tient ses bienfaits anti-inflammatoires. Peu importe le type d’inflammations diagnostiquée, le curcuma peut aider à la guérir. Que ce soit une douleur articulaire, une brulure d’estomac, de l’acné ou même une petite plaie, la digestion ou l’application de curcuma sera bénéfique et participera à la guérison de l’inflammation.

La curcumine aide à lutter contre le cancer

Le curcuma, non satisfait de s’attaquer aux petites inflammations de votre corps, s’avère aussi être un puissant allié lorsqu’il s’agit de se battre contre le cancer. Des études attestant de ses certaines vertus ont notamment été menées vis-à-vis des cancers du sein et du pancréas.

Combiné à la radiothérapie et à la chimiothérapie, la consommation de curcuma longa permettrait d’accroitre le déclin des cellules cancéreuses. Par ailleurs, il diminuerait aussi considérablement la fréquence d’apparition des métastases.

Enfin, il semblerait qu’il permette de mieux supporter les conséquences des traitements anti-cancer que sont la radiothérapie et certains types de chimiothérapie.

Cependant, bien que le curcuma aide à combattre certains symptômes du cancer, il est recommandé de ne pas en consommer les jours de chimiothérapie car il pourrait en réduire les effets.

Concernant la lutte contre le cancer, d’autres études à venir doivent confirmer l’implication du curcuma et de ses vertus. Il est encore un peu tôt pour déclarer le curcuma recette miracle et les données aujourd’hui disponibles doivent être analysées avec précaution.

Le curcuma, ingrédient principal des carry/curry, est particulièrement présent dans la vie socioculturelle du sous-continent indien, où il est considéré comme une plante exceptionnelle en regard de ses nombreuses propriétés (épice, conservateur de nourriture, agent colorant, cosmétique et médicinal)2. S’il est répandu dans le sud-est de l’Asie depuis l’antiquité, le curcuma est également l’objet de nombreuses études scientifiques dans le monde entier, afin de mieux cerner ses propriétés alimentaires et médicales2.

Le curcuma est ainsi un enjeu économique pour l’Inde, son premier producteur mondial, et pour de nombreux pays

Histoire

Le curcuma (Curcuma longa) est originaire du sud ou du sud-est de l’Asie. Il est le résultat de nombreuses sélections successives au point que l’existence même d’une espèce sauvage de curcuma est remise en question, notamment sur la base de données génétiques (le chromosome de base pour le genre Curcuma est le numéro 21, tandis que celui de Curcuma Longa est tantôt 62, tantôt 64[pas clair])5.

Le curcuma est cultivé depuis l’Antiquité en Inde. Il est fréquemment mentionné dans la littérature en sanskrit à partir du ive siècle de notre ère, notamment dans l’Atharva-Véda, où il est indiqué qu’un massage à la poudre de curcuma aide à soigner les malaises cardiaques2.

Le Curcuma longa semble avoir été connu en Chine avant le viie siècle de notre ère : il apparait dans le Bencao gangmu de Li Shizhen9 et le Xin Xiu Ben cao (659 EC)10.

Il est connu en Occident depuis l’Antiquité et décrit par Dioscoride11 dans ses Materia Medica.

Au xviiie siècle, le curcuma, sous son nom Terra merita ou safran des Indes, est importé en Europe par les grandes puissances navales (Hollande, Royaume-Uni, Portugal et France). Il est utilisé aussi bien pour ses propriétés tinctoriales que médicinales12,13,14.

En Polynésie française, à Mangareva dans l’archipel des Gambiers, le dieu Rao était invoqué au moment de la plantation du Curcuma longa15.

Sur l’île de la Réunion, le curcuma a été introduit par Joseph Hubert, au xixe siècle.